Chansons d'hier, qui traînent encore​.​.​.

by Liliane Pellerin

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Jalax Quand les yeux fermés tu te laisses rêver; que tu sens le vent sur tes dents et le ressac sous tes pieds; que tu t'imagines derrière le volant à compter les panneaux de ville que tu vois défiler; qu'après la chanson tu reviens léger, raccordé: merci. Favorite track: L'ancre de nous.
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credits

released October 1, 2013

Liliane Pellerin: Paroles et musique, guitare, voix
Anaïs Constantin: Violoncelle
Jean-François Malo: Guitare électrique, voix, banjo
David Babin: Beat Box
Rosie Valland: Voix
Jean-Philippe Villemure: Prise de son, mixage et matriçage
Sansfaçon // Photographies & Vidéos: Photographie


Cet album a été réalisé grâce au soutien de Jeunes Volontaires

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about

Liliane Pellerin Shawinigan, Québec

J’avais les racines sorties de terre pis l’désert qui m’poussait dans le ventre. J’avais l’envie de prendre le large sur une guitare, la corne au cafard, le mot caché dans l’trench-coat du courage. J’ai r‘cousu l’horizon de long en marge, avec l’aiguille pis l’feel qui monte en vagues. La mer ventait sur mes cordes vocales. Le pas lourd de sens, j’ai cherché la chanson comme on cherche la maison. ... more

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Track Name: Porte-Voix
Quand mes patterns m’échappent, je perds la map / Le nord à l’est, pas très à l’aise / Faut chanter, sinon j’m’écarte / Les notes craquent sous les décombres de mes ombres soûles / J’vois la lumière alphabétique–tac, tic–tac / Mon passeport se presse et les vers sont l’apostrophe épique / Pour ne pas que j’dépresse, pour éviter l’envers, j’erre manuscrite / Y’a dans mon corps une antenne qui déterre l’invisible derrière l’impossible / L’encre coule de mes veines, je ne veux plus me taire / J’veux vivre libre ou mourir pour une bribe de vie à vibrer sur une scène / Je ne veux plus me taire

Je pose ma bouche sur le porte-voix
Pour crier ma peine à personne
Je pose ma bouche sur le porte-voix
Pour crier ma joie à personne d’autre que moi

C’t’un cirque fou dans un sarcophage, un carnage si je me mets en cage, si je ne chante pas ma peine, l’amour, la haine, ma rage / Plus un songe juste un mensonge, quand les mots meurent par en dedans / Un délit de fuite, un délirium, un détritus au détriment d’la plus petite des poupées russes, habillée d’une veste et d’une cravate parmi le reste dans la crevasse de l’oubli / Plus un songe juste un mensonge si je ne scripte, si je ne prose, si je ne pose pas la griffe de ma banal existence / Sous mes cordes vocales des hiéroglyphes me sifflent un peu de c’qu’y’a dans l’ciel pour me grounder à l’essentiel, pour que j’existe grand avant de mourir vide, pour que j’existe lent avant de mourir vite, pour que j’existe grand, avant, avant, avant de mourir vive

- refrain -
Track Name: Sol Vertige
Partir à la mer vers l’autre rive
Au sol vertige identitaire
Prendre le large, ne plus revenir
Partir à la mer vers l’autre rive
Au sol vertige identitaire
Fendre la cage, ne plus appartenir

Traverser la porte du silence
Que s’affaiblissent les défenses
Que s’affaisse le mur de l’errance
Traverser la porte qui comporte le risque
Qu’une fois devenue on ne puisse revenir
Traverser la porte du silence

Partir à la mer vers l’autre rive
Au sol vertige identitaire
Prendre le large, ne plus revenir
Partir à la mer vers l’autre rive
Au sol vertige identitaire
Fendre la cage, ne plus appartenir

Traverser la zone de turbulence
Au sortir de l’incohérence
Lever l’embargo prendre sa vie par les cordeaux
Traverser la porte du silence
Laisser l’habit de l’habitude au crochet des cachots
Que j’embarque dans la danse
Track Name: L'ancre de nous
J'ai fait mon sac avec des mots
Paqueté mon trac pis mes sanglots
Fait le ménage de l'incongru
Pis j'suis partie vers l'inconnu

J'ai marché, encore marché
Des espaces larges, désaccordées
Un détour toutes sortes de ruelles
J'ai fait la cours à l'irréel

Le vent levé, mes voiles en l'air
Tôt ou tard, il faut partir d'hier
Lever l'ancre de nous
Tôt ou tard, il faut partir, c'est tout

Assise sur le bord de mon vide
J'ai pleuré à m'en creuser des rides
Vieille nostalgie je te déteste!
Coupes la corde, j'veux pas qu'tu restes

J'ai marché, encore marché
Un tourbillon, des escaliers
Le mauvais sort d'la solitude
C'était la mort de l'habitude

Le vent levé, mes voiles en l'air
Tôt ou tard, il faut partir d'hier
Lever l'ancre de nous
Tôt ou tard, il faut partir, c'est tout